L’Agence quand les livres relient : « Lire des albums avec les tout-petits et avec des adultes aussi » 29 novembre 2018

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30nov2018

 

 

 

 

Devant l’écran, l’association « Grands yeux et grandes oreilles » avait recréé un cadre de lecture onirique.

 

Le matin :

  • Ouverture par des membres du ministère de la Culture et Christine ROSSO
  • Intermède avec la Sauvegarde du Nord
  • Jeux et enjeux du livre avec les tout-petits par Olivier DOUZOU
  • Joyeux anniversaires avec les associations qui fêtent leurs 10 ans, 15 ans, 20 ans et 30 ans d’existence.

L’ouverture est faite par une chargée de mission du Ministère de la Culture et un chef du bureau du même ministère. Les livres peuvent être des moments de fêtes et d’éblouissement pour les enfants. Nous défendons tous que les bébés aient accès aux mots et aux images dans ces moments de lecture partagée. René CHAR insiste sur la « transmission », l’échange de l’expérience artistique et littéraire. Madame LESOUS nous donne quelques chiffres. Un premier protocole a été signé en 1989 et le dernier remonte à 2017. Il y a en France 200000 associations culturelles. Le ministère travaille à une nouvelle feuille de route sur le partenariat entre l’État et les associations. Des groupes de travail font des préconisations. Madame PERRON, députée, est en charge des nouveaux textes sur la PMI (Protection Maternelle et Infantile). Il y a une attention toute particulière à l’égard des publics éloignés des bibliothèques.

« Ceux qui ont une forte résonance en nous. »
« Ceux qui réunissent un fond commun, qui nous procurent une certaine intranquillité, qui créent une rupture ».
« Ceux dont on ne se lasse pas de les lire et de les relire ».
Par exemple, « Sur les genoux de maman », « Jamais contents », « Canard », « Jo Jo la vache »,…

Entretien avec Olivier DOUZOU et Katy FEINSTEIN, bibliothécaire

Le livre permet à l’enfant de se construire et de communiquer avec sa famille.

O. DOUZOU est auteur, scénariste, illustrateur, éditeur et directeur du rayon Jeunesse chez Rouergue. Sa formation initiale était architecte.

« Jo jo la vache » a 25 ans (1993) : la vache se décompose. Il est question entre autres de la séparation et du deuil. Il y a une connivence entre l’auteur et les enfants.

« Toujours rien » (1997) est un livre qui parle à tous. On y parle d’attente, de patience. Il y a une troisième narration et une surprise à la fin. C’est un livre à double lecture.

« Boucle d’or ». Ce livre existe parce qu’on dessine en même temps que j’imagine le texte. Le livre s’ouvre à l’espace des bras de l’enfant.

« Fourmi » existe aussi sur tablette numérique. Tout livre d’enfant est sécurisant parce qu’il y a un début et une fin.

« Pipeau » : jeux, surprises, travail sur les mots. L’auteur parle des constructions et des combinaisons.

Dans « Le canard « , l’auteur s’inspire de ses jouets d’enfant. Le rapport à l’échelle est important.

« Tu vas voir » a été demandé par le département de l’Ardèche. C’est un livre sur le futur qui parle des possibles. Il a été fait en coopération avec Frédérique BERTRAND ;

Le val de Marne a demandé « Rouge ». Un caillou cherche sa place dans un monde qu’il ne connait pas. Cela parle de l’appartenance au groupe, à la société.

Il a écrit également avec Vincent GODEAU « Avec quelques briques» et avec J. FISCHER « Animaux »

Lors des anniversaires, les associations fêtées nous ont présenté rapidement leur travail. J’ai retenu l’association « Grands yeux et grandes oreilles » représentées par deux art thérapeutes. Elles font le lien entre le livre et les arts plastiques/ « Les livres passerelles » accueillent des auteurs ou illustrateurs pendant quatre mois. Des associations sont intervenues dans une école maternelle et en prison. D’autres s’appuient sur des œuvres de peinture. A Compiègne, l’association « Combien je t’aime » intervient en maternité et en néonat. Elles ont créé un livre « Bienvenu au monde ». D’autres s’appuient sur le chant.

L’après-midi : « L’attention, la prise de notes et les observations dans le dispositif de lecture individualisée au sein du groupe » avec Coline JOUFLINEAU, doctorante en Esthétique, Arts et sciences de l’Art et formatrice, Corinne Nascimento, éducatrice de Jeunes enfants, lectrice et formatrice et Sylvie Jouflineau, fondatrice, lectrice et formatrice.

Coline JOUFLINEAU a comparé le trio « album-adulte-bébé » à la danse. C’est une chorégraphie régulière et prévisible, un fond qui est le même. Il y a des similitudes dans notre manière de lire et d’être auprès de l’enfant. Dans une danse de couple, les rôles sont codifiés. Dans la lecture, le rôle de l’adulte se rapproche de celui de la femme dans la danse. Elle s’accorde au danseur qui donne l’impulsion. Et l’enfant est dans le rôle de l’homme. C’est lui qui prend l’initiative. Il ne faut pas devancer pour s’accorder au rythme de l’enfant. L’enfant choisit la distance vis à vis de l’adulte. L’adulte ne vérifie pas les connaissances de l’enfant. Il ne cherche pas à savoir s’il a compris. Le lecteur comme le danseur inclut les autres dans l’environnement. Le lecteur se donne à voir dans cette activité de soutenir l’enfant par le regard. On met en avant tranquillement le texte. L’intérêt est que chacun puisse s’en emparer. C’est un moyen de rester à l’écoute, de faire de la place à son imagination. On est dans un processus de faire ensemble. L’expérience artistique, c’est de pouvoir s’attarder sur une page, de savoir s’étonner, de se laisser toucher. Ceci permet l’improvisation. Improviser, c’est faire en temps réel, s’arrêter à tout moment sans en prendre ombrage. Cela respecte l’enfant. Il faut inhiber nos tendances à réagir, à interpréter. Nous observons comment l’enfant rentre dans les albums, à son rythme.

L’attention

C’est une fonction cognitive (concentration) et sociale (plus éthique). Cela relève de la psychologie et de la philosophie. L’attention sous-tend la perception. C’est un processus dynamique. Paul Ricœur parle du « paradoxe de l’attention ». Il dit : « quand je fais attention, mon paysage change d’aspect, sans changer de sens ». Autrement dit, « c’est ce paradoxe qui constitue l’attention — l’attention fait apparaître quelque chose qui en un autre sens était là ». L’attention est une action qui accentue, choisit,… Elle est pluri-sensorielle. Le mouvement fixe souvent l’enfant dans son attention alors qu’être statique peut l’empêcher de porter attention. L’attention reste ouverte et flottante (à soi, à l’enfant et aux autres). L’attention conjointe n’est pas développée par manque de temps.

L’observation

Le premier carnet d’ACCES était consacré à l’observation. Annette WATILLON et Myriam RASSE ont également écrit sur ce sujet. Dans l’observation, le sujet est déterminé. Il y a un cadre. Dans l’observation-projet, l’objectif est de répondre aux questions posées par l’équipe. On se focalise sur quelque chose de précis. Dans les lectures, on ne sait pas ce qu’on veut observer. Il n’y a pas d’objet prédéterminé. L’observateur est partie prenante de la situation.

La prise de notes peut réduire la disponibilité à l’enfant. Néanmoins, elle est indispensable le plus vite possible après la séance de lecture. Elle consiste à noter les prénoms et les albums lus. Décrire les situations avec des formulations positives. Les notes sont retravaillées pour être partagées. Les intérêts sont individuels, relationnels, professionnels et scientifiques. Un regard croisé débouche sur une réflexion collective. Cela permet de faire émerger des hypothèses. L’observatoire existe depuis 18 ans. C’est un lieu de rencontres et d’échanges. Après la lecture des observations, on dégage ce qui se joue pour l’enfant. La psychologue relie les observations à des théories générales. JL NANCY dit « Regarder, c’est garder deux fois ».

Intervention de Myriam RASSE

Dans l’individualisation de la lecture, l’adulte se met en retrait ce qui va à l’encontre de certaines pratiques éducatives. Si l’enfant est respecté, il s’ouvrira aux autres. Le cadre contenant, très défini lui permet d’être acteur. La lecture proposée est un « soin développemental ». Il y a un aller-retour entre la théorie et la pratique. Le processus du récit aide la prise de notes mais il faut un entrainement. La DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) a soutenu l’observatoire du Nord. Ce travail sur l’observation peut entrainer un changement de pratique. Il se passe toujours quelque chose. Nous changeons notre regard. On ne vient pas que pour lire.

Le 19/01/2019, il y aura la troisième édition de « la nuit de la lecture », l’équivalent de « partir en livre » durant l’hiver.

Salon du livre jeunesse du pays de Lorient 25 novembre 2018

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Dimanche 25 novembre, Jacqueline et Christine se sont rendues au salon du livre jeunesse du pays de Lorient.

 

 

Ce salon a lieu tous les ans fin novembre et est organisé par la ligue de l’enseignement du Morbihan.

 

 

Cette année, le thème était « Pourquoi ?»

Ce salon est ouvert à tous et particulièrement aux enfants qui découvrent non seulement des livres mais des expositions, des activités.

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Les différentes structures accueillant des enfants (école, centre de loisirs…..) participent en exposant leurs œuvres faites à partir d’albums (sur le thème).

L’association « Lire et faire lire » est présente et propose des lectures.

Un espace est occupé par les maisons d’édition les illustrateurs et auteurs en dédicace.

Des fauteuils et autres assises sont là pour nous permettre de découvrir les albums à disposition.

Des spectacles, des conférences sont ouvertes à tous :
Le plus difficile est de choisir : quelle animation ? quelle conférence ? quel atelier ?

Tout le programme est  intéressant !!

L’animation qui a retenu notre attention a été celle proposée par Bind’lire

« Papa, maman, dites pourquoi ? Une découverte d’albums pour petits et grands.

Comment les albums peuvent aider les enfants et les parents à partager leurs émotions et comprendre leurs interrogations ?…. »

Cela nous raccrochait au thème de notre prochaine journée de formation…. Nous avons assisté au premier atelier. Peu de monde : 5 enfants et 7 adultes

L’objectif des 2 animatrices étaient de montrer des albums très différents des uns des autres qui abordent la même thématique.
Pour cette journée, elles avaient choisi le thème de la famille.

Elles ont lu des extraits d’album pour nous montrer la diversité des familles, qu’un même sujet pouvait être décliné de mille et une façons, en fonction des auteurs et des illustrateurs.

Voici quelques titres connus et moins connus parmi les nombreux livres qu’elles avaient choisis :

L’école des parents Claude Ponti,
L’arbre sans fin Claude Ponti
Madame le lapin blanc Gilles Bachelet
Le papa qui avait 10 enfants Bénédicte Guettier
les mains de papa Emile Jadoul
Est-ce que tu m’aimeras encore ? Catherine Tharlet et Eve Tharlet
Moi, Ming Clotilde Bernos

moi ming

 

Vaut-il mieux être
reine d’Angleterre, général en chef,
empereur du monde
ou bien Ming,
sur les bords du lac Koukonor ?

 

Tango a deux papas Béatrice Boutignon 

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Le seul regret que nous avons eu, à cette lecture de morceaux choisis, est que nous aurions aimé entendre la lecture complète des albums surtout quand nous ne les connaissions pas .

 

 

Des grands Albums pour les tout-petits : Belle soirée à la librairie L’Esprit large

Vendredi 23 novembre, à la librairie l’esprit large, Nadine (la libraire), les millefeuilleuses et Roselyne (responsable du secteur jeunesse de la médiathèque de Guérande) ont organisé une rencontre autour du format des livres pour les tout-petits.

Les personnes présentes ont pu découvrir des grands albums : les écouter, les lire, les feuilleter, en parler.

Le plus souvent, nous choisissons un petit livre pour un bébé. Il est vrai que le petit format convient bien aux plus petits : Il est facile pour eux de le prendre, de le manipuler, de le lire sans qu’il soit trop lourd ou encombrant.

Mais si nous osions les grands albums?

En particulier, la collection  des livres de Thierry DEDIEU, « bon pour les bébés »

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Cet auteur utilise des textes très différents :
Des comptines ( Une souris verte / Dans sa maison, un grand cerf…), du théâtre (La Tirade du nez ), des vire-langues (Tas de riz, tas de rat / /Pinicho, oinichba), des maths (La table de deux …) de la vie quotidienne ( Bon appétit, La Météo marine ….)

Mais à chaque fois la musicalité du texte est comme une formule magique, comme une poésie…  Les petits sont attirés par la taille des illustrations, par le contraste visuel du blanc et du noir.

Si les enfants ont plaisir à « rentrer » dans le livre , c’est aussi un moment de lecture partagé avec l’adulte.

Suite à cette présentation, nous avons pu  toutes ensemble  partager nos expériences de lectures et  nos réflexions sur le livre (texte et image).

De nombreux échanges enrichissants, illustrés par la  lecture de grands albums ont fait de cette soirée un moment agréable et convivial.

Emportées par notre enthousiasme , nous avons oublié de prendre quelques photos de la soirée. Nous regrettons de ne pas pouvoir partager avec vous ces instants.

Vous trouverez ci-joint la liste des albums sélectionnés lors de cette soirée.

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DES GRANDS ALBUMS POUR LES TOUT-PETITS ? Vendredi 23 novembre à 19h à la librairie « l’Esprit large » de Guérande

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 Des GRANDS ALBUMS pour les TOUT-PETITS ?

Nous choisissons souvent un livre de petit format pour un bébé.
Mais pourquoi ne pas lui lire un grand voire un très grand album ?

 

La librairie ‘L’Esprit Large’, la médiathèque Samuel Beckett et l’association Mille-feuilles et Petit Lu organisent une soirée de découvertes et d’échanges autour des grands albums pour les tout-petits.

Lors de cette rencontre, des livres « grand format » seront mis à disposition pour les regarder, les lire et en discuter.

N’hésitez pas à nous rejoindre le vendredi 23 novembre à partir de 19h
à la librairie ‘L’esprit Large’ 12 rue Vannetaise Guérande.

Soirée réservée aux adultes.
Réservation conseillée à la librairie (02.40.23.44.44)

22 septembre 2018 : Lectures au marché Retour en photos

Ce samedi 22 septembre, c’était la rentrée culturelle de Guérande, « Mille feuilles et Petit Lu » s’est associée à cet événement avec la Médiathèque Samuel Beckett, en invitant les Guérandais et les derniers vacanciers à faire une petite pause sur le marché…

Pour cette occasion, une sélection de grands albums illustrés était à découvrir par les petits lecteurs.

Les comptines ont toujours du succès ! Petits et grands, nous nous sommes retrouvés à chanter en chœur (et avec cœur !) une souris verte en feuilletant « Une souris verte dans l’herbe » de Thierry Dedieu .

« Les animaux » de Ingela P. Arrhenius, « Cache-cache dans la jungle» de Lucy Cousins,  « Dans la mer de Bénédicte Guettier », « Dis, pourquoi tu cries ? » de J.R Catremin et Arthur Roi ont été très appréciés !

Une matinée pleine de partage et de plaisir avec au moins une trentaine d’enfants …..

Babil-Babel « Langues de chevet et langues frontales » Vendredi 28 septembre 2018

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Le programme de cette 2éme journée nationale organisée par l’Agence quand les livres relient avec le soutien de La Fondation SNCF a été passionnant.

Dominique Rateau , Présidente de l’Agence quand les livres relient nous présente la journée.

 

Voici quelques points essentiels qui font écho aux objectifs de Mille feuilles et Petit Lu :
– Favoriser une expérience littéraire dés le plus jeune âge
– Agir mais aussi réfléchir
– Proposer des albums en fonction de ce qu’ils font en nous, et non les choisir en fonction du public
– Si ce qui nous anime c’est l’autre, ne pas oublier qu’il faut du temps pour le rencontrer.

Elle précise plusieurs pistes de réflexion pour cette journée, entre autre :
Dans quelle langue un bébé d’aujourd’hui élabore-t-il sa langue, ses langues ? et
dans quels contextes affectifs, publics, culturels, économiques, sociaux ?

L’intervention de Philippe Blanchet : L‘ Éducation plurilingue et les droits linguistiques.  En France, pour comprendre les difficultés  des « élèves Allophone Nouvellement Arrivés » (EANA) , il  expose l’aspect juridique d’après les textes internationaux (ONU 1966), les droits de l’enfant (ONU 1989),  et le droit pénal français (2016).

Pour illustrer une éducation plurilingue, il  donne l’ exemple du Mali et de la Bolivie.
Au mali, tout citoyen a le droit de parler et d’être éduqué dans sa langue maternelle. Il doit pouvoir apprendre en plus de sa langue maternelle au moins 1 langue nationale, 1 ou 2 langues africaines et 1 ou 2 autres langues de communication internationale !!

En Bolivie, si la langue maternelle est apprise en premier, la  2ème langue apprise sera le castillan. Et si c’est le Castillan qui est dispensé comme langue maternelle, ce sera une langue indigène qui sera choisie en 2ème langue!

L’intervention de Joêl Clerget : La voix du natal.
Comment le bébé, avant sa naissance, entre dans la langue, pour faire la différence entre la voix et les bruits, comment nos paroles, notre rythme, nos gestes portent le bébé aux portes du monde.
Chaque langue fait du monde, un monde singulier.

L’exemple de cette maman africaine qui endort son enfant au rythme effréné d’une comptine, à la 3éme reprise de cette comptine, le bébé dort dans ses bras!

L’intervention de Maya GratierLe désir d’appartenance précède-t-il la parole?
Le bébé apprend à utiliser, à manipuler la langue à travers les dialogues, les polyphonies, dans l’exploitation des sons , des sens, des non sens, accompagné bien sûr par l’adulte.

Le bébé connait ainsi sa culture de manière explicite et tacite. Dés 9 mois, le bébé participe à sa culture, il connait ses règles et ses conventions. C’est simple,  il s’intéresse à tout ce qui intéresse ses proches!

Le bébé est polyglotte au début de sa vie, pendant les 8 premiers mois de sa vie  il est réceptif à tous les sons. C’est seulement à la fin de sa première année que le babillage se tisse de sonorités de la langue natale.
Maya Gratier nous  fait entendre le babillage de 3 bébés âgés de 9 mois, nous reconnaissons l’américain , le chinois et le français.
Exception bien sûr pour les bébés bilingues pour qui cette restriction phonique n’existe pas.

Importance aussi du portage, dés 2 mois, le bébé anticipe et se prépare être pris.

Toutes ces expressivités réciproques (vocales, faciales et gestuelles) participent à la transmission d’appartenance!

L’après midi a permis de découvrir de nombreuses expériences de collectage de berceuses, comptine, récits … en langue étrangères partagés avec les enfants et les parents; : Lire, conter, chanter dans toutes les langues.

Nous avons pu également écouter un conte dit en langues des signes : Les 3 petits cochons, passée la surprise du début , nous avons pu comprendre et rire des aventures des petits cochons.

Il y a eu  une très forte cohérence dans les interventions tout au long de cette journée!

 

 

Les 20 ans de LIRE A VOIX HAUTE Normandie, vendredi 27 Septembre 2018

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Dominique et moi sommes arrivées dans une petite salle à l’étage de la médiathèque de Rouen. Nous nous attendions à un public plus nombreux…mais c’est en petit comité que nous nous retrouvons, les échanges en seront ainsi facilités.

Nous nous installons sur un fauteuil très confortable au milieu de cette trentaine de personnes.

OBSERVATOIRE

L’association « Lire à voix haute » a mis en place un observatoire depuis 15 ans pour assurer un passage entre la théorie et la pratique.
Les membres se retrouvent une fois par trimestre pour échanger autour de ces observatoires.

« Livres en balade » : L’association est équipée d’un mini-bus et nouveau beau camion  aménagé qui a pour devise :

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MOBILITÉ : aller vers les enfants, les familles, les professionnels.

PARTENARIAT : préparer les passages

RÉGULARITÉ : pas de saupoudrage culturel

«  Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et d’en réaliser quelques-uns. » Jacques BREL.

 

Fanny DURAND, éducatrice de jeunes enfants, nous relate les observations de ses temps de lecture proposés sur une aire d’accueil des gens du voyage par Lire à Haute Voix Normandie en partenariat avec l’association APEL dans un mini-bus de septembre 2017 à juin 2018.

Les familles vivent dans la précarité. Elles sont ancrées plusieurs mois par an sur cette même aire. Le taux de scolarisation est très faible, les parents sont souvent illettrés.

2 lectrices et 1 stagiaire accueillent les enfants (souvent seuls) de 0 à 6 ans pour des lectures sur les banquettes du mini-bus tous les mercredis après-midis. A l’extérieur, de gros coussins et des tabourets.

Au fil des mois, de plus en plus de familles apportent des enfants de plus en plus jeunes.

En novembre, c’est l’arrivée du nouveau camion aménagé avec des bancs et des étagères présentant 800 livres à disposition en permanence.

Il peut accueillir 10 enfants à l’intérieur…c’est chouette quand il fait froid !!

Une observation : « A l’arrière, les plus grands se font lire « Pomme d’Api » de Louchard…ils chantent ! A l’avant, les petits explorent la « boite à comptines ». Les petits livres sont dans une petite valise car la boite de rangement n’a pas résisté ! Ils sont ainsi plus manipulables.

Mel, une petite fille, ne veut pas que Fanny lui lise une histoire, mais elle passera tout son temps à jouer avec les petits livres.

Dans ce camion, il y a toutes sortes de livres…même des livres de recettes, des dictionnaires, des recueils de photos d’art qui suscitent beaucoup d’échanges avec les plus grands…

En janvier, Mel choisit l’imagier du Père Castor, elle pointe les images et donne un mot.

Fanny lui lit les bons mots.

Petites anecdotes :

Sur l’image de l’ampoule, Mel dira : « Ah, ça, je sais, c’est une idée »

Sur l’image du poste de radio, Fanny lit et elle dit : « Ah oui ! Quand j’avais mal au genou, je suis allée faire une radio. »

Sur l’année, les enfants redemandent toujours les mêmes livres : environ une quinzaine de livres. Il est important de respecter ce besoin de continuité.

Mel évolue doucement dans son approche des livres.

Les intervenantes respectent son cheminement avant une lecture possible.

C’est parce qu’on observe qu’on peut s’adapter.

L’adulte doit se mettre dans un léger retrait, ne pas intervenir en cas de conflits, observer et proposer des espaces de négociation.

Les enfants aiment nous montrer qu’ils ont compris.

Les enfants peuvent faire des liens entre les livres. Par exemple, un ananas dans un imagier fait écho à l’ananas dans un livre de recettes. A la vue d’une souris bleue dans un livre, l’enfant va chercher le livre « Pomme d’Api » et dit : « Mais non ! la souris, tu vois bien, elle est verte ! »

Les livres ouvrent d’autres possibles…

Exemple : Une jeune fille va chercher la Bible dans sa caravane pour partager ses « histoires vraies » préférées et qui, ensuite, tend le livre « quand Big Mama a créé le monde » d’Helen OXENBURY

LE TEMPS DE LA FÊTE DANS LES ALBUMS

Témoignages de la directrice et du médiateur petite enfance de la médiathèque.

Différentes actions : concerts, rencontres, ateliers jeux/arts plastiques (5 boites à livres réalisées par les élèves), expositions, ateliers comptines, livres en balade, lire sur la plage, carte d’abonnement offerte à chaque naissance.

Actions pour l’enfance :

  • Les élus de la municipalité ont été d’accord pour venir en amont s’informer pour connaître l’action de «  lire en balade »… 2 élus lisent.
  • Création de comptines,
  • Partage de chants et de comptines suite à des rencontres en toute simplicité
  • Intermezzo : des enfants viennent jouer de leur instrument… parfois des comptines..
  • Ateliers « les récréatives » : art en parallèle avec les livres.

Titres d’albums cités : (en bleu, mes coups de cœur)

Désolée, je n’ai pas toujours eu le temps de noter les auteurs

  • L’homme au camion de Bruno MUNARI
  • La boite à comptines
  • Mon œil (expressions avec le mot œil) de Mario RAMOS
  • Les 5 sens (joli illustration)
  • Animaux-puzzles de Bénédicte Guétine
  • Le monde à l’envers de Mario RAMOS
  • Une cuisine grande comme un jardin de Alain SERRES (magnifiques illustrations recettes)
  • 2 yeux ? de Lucie FELIX (joli livre à découpages)
  • Quand big Mama a créé le monde d’Helen OXENBURY
  • La grenouille à grande bouche de Francine VIDAL
  • Les petites toques de Le Nôtre (livre de recettes)
  • La cuisine de ma mère

LA FÊTE DANS LES LIVRES

  • Encore un peu de Suza ? de Anaïs VAUGELADE (livre apprécié des enfants, moins des adultes)
  • Déguisons-nous de Remy CHARLIP
  • Emile fait la fête de Vincent CUVELLIER
  • Sacré Zoé de Greet de KOCHERE (quand les fêtes finissent mal)
  • La famille Souris dîne au clair de lune de Kazuo IWAMURA
  • Bonhommes des bois d’Elisabeth IVANOUSKY
  • La fête de Celesteville de Laurent de Brunhoff
  • Les p’tits amoureux de Tony JANDARD
  • Noël chez Ernest et Célestine de Gabrielle VINCENT

ANNIVERSAIRES

  • Monsieur le lièvre, voulez-vous m’aider ? de Charlotte ZOLOTOW
  • Ce que j’aime faire d’Anthony BROWN
  • Joyeux anniversaire de Chihiro NAKAGAWA (++++)
  • L’anniversaire de Monsieur Guillaume d’Anaïs VAUGELADE
  • Patatras de Philippe CORENTIN
  • Et si jamais… ? d’Anthony BROWNE
  • Heureusement de Remy CHARLIP (++)
  • Ernest et Célestine ont perdu Siméon de Gabrielle VINCENT
  • Le secret de Rosie de Maurice SENDAK
  • La fête de Billy de Catharina VALCKX
  • Blaise et le château d’Anne Hiversère de Claude PONTI
  • Un goûter en forêt de Hakiko MIYAKOSCHI
  • La marâtre de Jane BROWN (une belle-mère méchante qui est, en fait, une gentille marraine-fée)
  • Fanfare ! d’Anne CORTEY
  • Max et les maximonstres de Maurice SENDAK
  • Laurent tout seul d’Anaïs VAUGELADE (longue histoire)

 

Dominique et moi avons apprécié la simplicité et l’authenticité des témoignages…

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ainsi que le gâteau partagé à l’issue de cette journée pour fêter les 20 ans de l’association.

Nathalie

 

Partir en Livre du 11 au 22 juillet 2018 : Retour en photos

Les valises des Millefeuilleuses ont voyagé dans la presqu’ile guérandaise  pour la 4ème édition de   « Partir en Livre » . Cette grande fête du livre pour la jeunesse, du 11 au 22 juillet , soutenue par le ministère de la Culture, s’est tenue partout en France ….

Mieux que des mots , voici en photos ces différents moments  de partage avec les guérandais mais aussi  les nombreux vacanciers!

Tous, enfants, parents, grand- parents… ont pris le temps de s’asseoir sur un tapis et de se laisser emporter par les histoires lues… les comptines chantées…. ou au rythme de la harpe et de  l’accordéon…

Nous nous sommes retrouvés dans le jardin de la librairie  L’esprit large, sur les marches de la Bibliothèque pour tous, à la Coulée verte et aussi sur le marché de St Molf.

Certaines sorties ont été organisées  en partenariat avec la Médiathèque Samuel Beckett.

 

Automne 2018: Les sorties de MILLE-FEUILLES ET PETIT LU

 Lectures aux Bébés de la Madeleine de Guérande
(dans les locaux du  périscolaire, rue des Métais, à La Madeleine)
1er lundi du mois : les 3 septembre, 1 octobre, 5 novembre et 3 décembre
de 9h30 à 11h.

« 1, 2, 3, des histoires pour toi ! » à la Coulée verte :
Les mercredis 5 et 19 septembre de 16h à 17h30

Vide-bouquins  Salle St Joseph à La Madeleine de Guérande
Dimanche 30 septembre de 9h à17h

le grand cerf     Des grands albums pour les petits :

En partenariat avec la Médiathèque Samuel Beckett et la librairie L’esprit large, l’association Mille-feuilles et Petit Lu  vous propose de découvrir
des albums « grand format » pour les tout-petits .

  • Samedi 22 septembre : sur le marché de Guérande de 9h à 12h
  • Samedi 6 octobre : au P’tit déj pour bébés lecteurs à la Médiathèque à 10h30 (réservation obligatoire)
  • Vendredi 23 novembre : soirée de découvertes et de partages
    à la librairie Esprit large (12 rue Vannetaise) à Guérande de 19h à 21h

«Quels formats de livres pour les bébés ? » De nombreux albums seront mis à disposition pour les regarder, les lire et en discuter.

N’hésitez pas à nous rejoindre selon votre disponibilité.

Nos partenaires:   Guerande_petit image001  logo département  thumbnail

Lecture sur le marché de GUÉRANDE Samedi 22 septembre 2018

Vous nous retrouverez avec les bibliothécaires de la Médiathèque de Guérande .

le samedi 22 septembre 2018 de 9h à 12h.
sur le marché, devant les halles 
Place st Aubin à GUÉRANDE

Venez goûter au plaisir d’ouvrir des livres, écouter des histoires, chanter des comptines sous notre barnum ou dans les allées du marché… le temps d’une pause entre potirons et pommes,
une histoire ça nourrit bien son bout d’chou !